A toi, je te pardonne.

Il est 1h30 et cela fait plusieurs jours que mon sommeil résiste jusqu’à tard la nuit. Peut-être parce qu’il n’y a qu’à ce moment précis que l’on se retrouve face à nous même, nos peurs, notre vie. Alors je voudrais t’écrire, te dire tout ce qui peut bien sortir de ce petit coeur.

J’ai eu du mal à te comprendre par moment. Les choix que tu prenais et les erreurs que tu recommençais sans cesse m’ont souvent fait peur. Je te regardais doucement te détruire avec n’importe quoi et n’importe qui, malgré que tu savais.. tu savais comment tout ça allait se terminer à chaque fois, mais tu le faisais quand même.Ça n’a jamais été un secret pour personne que tu trainais un passé difficile et que ça t’avais créé un vide immense en plein milieu de ton cœur. Je sais que tu regrettes et que tu crois avoir échoué lamentablement une bonne partie de ta vie en impliquant les gens que tu aimais dedans, mais tu mérites le pardon et surtout d’accepter ton passé. De t’avoir fait du mal physiquement et mentalement en sachant très bien ce qui allait arriver. Ne t’en fais pas, tout le monde pouvait lire les regrets sur ton visage et la peine que tu accumulais.

Maintenant, j’accepte tes démons. J’accepte ton passé. Mais surtout, je te pardonne de toutes les conneries que tu as pu faire. D’avoir donné trop de chances à ceux qui te blessaient. De toute façon, tu voulais seulement bien faire. Tu es la déesse de ceux qui font les mêmes erreurs à maintes reprises. Faudrait aussi que tu apprennes à accepter de laisser partir une personne malgré tout l’amour que tu peux lui porter. Je suis fière que tu ai compris qu’on prend seule nos décisions. Parce que maintenant, t’arrive à faire des choix beaucoup plus censés et qui peuvent te rendre heureuse. Je te pardonne aussi d’avoir trop souvent blâmé ceux autour de toi quand tu devais faire face à un échec. Quand tu te trouvais des excuses à tout. J’aime ça te voir sourire. Tu es plus belle que les fois où tu finis couché à terre dans un coin de la maison en te convainquant toi-même que demain ça ira mieux. T’as bien fait de t’écouter. Ton regard est tellement moins triste.

J’excuse ta peur de l’amour et tous ces cons que tu préférais aimer parce que tu croyais n’avoir aucune valeur. De ne pas avoir le droit à quelqu’un de bien qui aurait pu prendre soin de toi et t’aimer comme tu le méritais. De croire que tu étais laide, trop grasse. Au point de cacher certaines parties de toi par peur d’être jugée. D’avoir donné du temps à ceux qui ne le méritait pas seulement parce que tu aurais voulu être aidé et aimé. T’as eu un peu trop souvent de mauvaises passes, le ventre creux, les cernes qui tiraient dans le mauve et voulaient prendre toute la place sur ton visage. Je te pardonne également de vivre trop dans le passé. C’est difficile d’avancer sans jamais se retourner.  C’est normal, j’imagine, de regarder en arrière de temps en temps, même si ça va bien. Pour se rappeler d’où on vient, mais surtout pour ne pas commettre les erreurs qu’on a trop souvent répétées.

Merci d’apprendre tous les jours à t’aimer. À rester debout et vivre au lieu de survivre. De t’en sortir un peu, tranquillement à ton rythme. Si tu savais à quel point je suis contente aujourd’hui de pouvoir te dire tout ça. D’être capable de faire face au miroir et de te dire, ou bien, de me dire : c’est d’accord, je te pardonne !

 

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